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Quelque chose dans ce genre?
TEXTE Ann Vermorgen, présidente / PHOTO SHUTTERSTOCK / 11 février 2026 / TEMPS DE LECTURE 1,5 MINUTES
«On pense à un cheval et à la fin, on a un chameau». C’est ainsi que Bart De Wever qualifie son opération sur la TVA d’une complexité désespérante. L’image d’un stand de foire, où les promesses sont hurlées dans un micro, n’est d’ailleurs pas si éloignée de la réalité de ce gouvernement. Pourtant, la politique ne devrait pas être un jeu. Contrairement à l’ambiance légère d’une fête foraine, les travailleurs ne rentrent pas chez eux avec le cœur léger.
Lors d’une interview avec Bart De Wever, un lion en peluche trônait sur le canapé de sa résidence officielle. Le Premier ministre-forain agite-t-il encore l’indépendance de la Flandre comme un trophée de kermesse? Ou ce lion n’est-il rien d’autre qu’un jouet pour son chat Maximus?
Pour être honnête, tout ce marketing politique m’intéresse assez peu. Ce qui compte davantage que l’image des figures politiques savamment construite par des experts en communication, ce sont les réalités concrètes des citoyens ordinaires. Le parent qui travaille à temps partiel et qui doit jongler entre emploi et responsabilités familiales. Le travailleur de nuit qui débute et gagne moins pour le même travail que son collègue qui a plus d’ancienneté. Le professeur dans l’enseignement pour adultes qui voit ses étudiants décrocher et ses heures fondre. La situation des aidants proches, qu’ils soient actifs ou sans emploi. Et tous ceux qui, malgré leur bonne volonté, se heurtent aux barrières du marché du travail ou du logement...
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«Ce qui compte pour moi, ce sont les réalités concrètes des citoyens ordinaires.»
ANN VERMORGEN
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Plutôt que de s’enliser dans des négociations nocturnes débouchant sur des compromis embarrassants, mieux vaut se concentrer sur des alternatives soutenues par la population.
Nous voulons préserver notre pouvoir d’achat? Que le gouvernement autorise la libre négociation des salaires! Nous voulons une bonne pension? Investissons dans un premier pilier solide! Nous voulons une redistribution des richesses? Engageons-nous en faveur d’une fiscalité juste!
Le 12 mars sera un moment décisif, comme je l’ai déjà dit. Les citoyens risquent de tomber de haut lorsqu’ils verront se concrétiser les horreurs actuellement en préparation. Il sera alors trop tard pour prendre ses jambes à son cou.
C’est pourquoi, nous descendrons dans la rue le 12 mars, à Bruxelles, lors de notre offensive de printemps. Venez avec tous vos amis et vos proches!