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La grève de Gräfenhausen

Photo - DPA // ETE 2023

Des dizaines de travailleurs des transporteurs polonais Lukmaz, Agmaz et Imperia – appartenant au même propriétaire - ont arrêté le travail à la mi-mars car ils n’étaient plus payés depuis des semaines, voire des mois. Les arriérés de salaires atteignaient au total 300.000 euros. De plus, les chauffeurs étaient mécontents de leurs conditions de travail.

Les chauffeurs, principalement d’origine géorgienne et ouzbèque, ont érigé un poste de grève sur l’aire autoroutière allemande de Gräfenhausen, le long de l’autoroute A5. Leur employeur a d’abord cherché la confrontation en envoyant une équipe d’intervention début avril pour récupérer ses véhicules – un plan qui est tombé à l’eau grâce à l’intervention de la police. Comme les grévistes, après cinq semaines d’action et alors qu’un certain nombre d’entre eux avaient reçu leurs arriérés de salaire, ne s’apprêtaient toujours pas à quitter l’aire de parking, le propriétaire du consortium polonais décida de payer immédiatement le solde dû et de retirer sa plainte contre les chauffeurs. En contrepartie, ces derniers s’engageaient à remettre les clés de leur véhicule au plus tard douze heures après qu’ils aient reçu l’argent sur leur compte bancaire.

Selon Livia Spera, secrétaire générale de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), la grève de Gräfenhausen a eu le mérite « de mettre à jour le système et les pratiques généralisées et illégales des entrepreneurs ainsi que les violations des droits fondamentaux de l’homme et du travail dans le secteur du transport routier en Europe – dont les principales victimes sont les chauffeurs d’origine non-européenne ». Il reste aux institutions européennes et aux Etats membres à « lancer des actions et prendre des mesures immédiates pour garantir à tous les chauffeurs un salaire décent et une meilleure protection ».

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