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TAPE À L’ŒIL /

«Le progrès social contre l’extrême droite»

TEXTE Patrick Van Looveren / PHOTO Johannes Vande Voorde / 22 MAI 2025 / TEMPS DE LECTURE: 1,5 MINUTE

«Après le drame de la seconde guerre mondiale, un consensus s’était dégagé: le progrès social pour tous était essentiel pour éviter une troisième guerre mondiale. Aujourd’hui, cela semble moins pertinent. Même dans notre pays, on entend de plus en plus souvent qu’il faut apprendre à vivre avec moins de sécurité sociale, des salaires plus bas et moins de droits, au nom de l’intérêt général», a alerté Ann Vermorgen dans son discours lors de la commémoration des victimes du nazisme au Fort de Breendonk.

C’est désormais une tradition annuelle de la Coalition 8 mai - dont fait partie la CSC - de maintenir vivante la mémoire des horreurs de l’extrême droite pendant la seconde guerre mondiale. La Coalition du 8 mai plaide donc pour refaire du 8 mai - jour de la capitulation de l’Allemagne nazie - un jour férié officiel. Ann Vermorgen: «L’inégalité sociale et l’injustice sociale sont un terreau fertile pour l’extrême droite. Le recul social est l’hormone de croissance de l’intolérance. J’entends de plus en plus de gens dire qu’ils craignent que leurs enfants aient une vie plus difficile que la leur. Nous devons absolument stopper cette évolution. Nous devons continuer à défendre l’État-providence que nous avons construit ensemble. Lorsqu’une société n’a plus de perspective, elle devient rapidement une “société de la mesure”. Où chacun est jugé. Et où l’un est jugé meilleur que l’autre. Nous savons tous où cela mène. On cherche alors des boucs émissaires. Et on les trouve. C’est une ruse aussi vieille que le monde: dresser les gens les uns contre les autres. Contre le réfugié, contre le fonctionnaire, contre le chômeur, contre le malade, contre la femme trans, les jeunes contre les vieux… Ne tombons pas dans le piège de l’extrême droite. La condition des gens ordinaires ne s’est jamais améliorée en se battant les uns contre les autres. Dans la division, ce sont d’abord les plus faibles qui souffrent, mais au final, nous y perdons tous. C’est ce message que nous devons continuer à faire passer, encore et encore, même 80 ans après la libération du nazisme et du fascisme. Faisons donc du 8 mai un jour férié, pour commémorer, mais surtout pour rester vigilants et incarner une force de résistance.»

Lire l’appel de la Coalition 8 mai: https://coalition8mai.be

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