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TAPE À L’OEIL /

3 jours de grève historiques «Il faut que ça change!»

TEXTE David Morelli / PHOTO Bart Dewaele / 17 décembre 2025 / temps de lecture 1 minute

Le photographe Bart Dewaele a suivi la présidente de la CSC, Ann Vermorgen qui, durant les trois jours de grève, du 24 au 26 novembre, est allée encourager les militants sur les piquets de grève. Ils se sont notamment arrêtés chez Travie, une entreprise de travail adapté à Anderlecht.

On n’avait plus vu une grève d’une telle ampleur depuis «la grève du siècle» de l’hiver 1960-1961. Ces trois jours de grève constituent la réponse au silence du gouvernement suite aux mois de mobilisations et à la manifestation du 14 octobre qui avait rassemblé plus de 120.000 personnes. Cette journée de grève nationale a couronné une année de contestation avec, au cœur des inquiétudes, la suppression des prépensions, l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans, la non-prise en compte des carrières pénibles, la flexibilité accrue, la modification des heures de travail de nuit, etc. Toutes ces mesures brisent la confiance des citoyens dans les responsables politiques.

C’est dans ce contexte que les travailleurs des transports et des services publics ont montré leur mécontentement en faisant grève les 24 et 25 novembre, comme prélude à la grève nationale du 26 qui a mobilisé, dans tout le royaume, l’ensemble des secteurs publics et privés. Ce jour-là, de nombreux piquets ont bloqué les entrées des zonings industriels, des entreprises et des commerces afin de rappeler au gouvernement que, sans eux, l’économie ne tourne pas. À titre d’exemples, plus de 210 piquets CSC Alimentation & Services et plus de 250 piquets devant les entreprises des secteurs du métal et textile ont ralenti le Nord et le Sud du pays. Plus de 70 piquets étaient dénombrés à Bruxelles. Marie Hélène Ska, la secrétaire générale de la CSC, et Ann Vermorgen, la présidente, se sont rendues sur plusieurs lieux de grève pour apporter leur soutien aux grévistes.

Sur les piquets, l’inquiétude faisait désormais place à la colère face aux mesures prises: le malus pension, l’augmentation des accises sur le gaz et le double saut d’index partiel étaient sur toutes les lèvres. Mais les travailleurs présents sur les piquets restent motivés à se battre pour faire reculer le gouvernement.

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