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TAPE À L’OEIL /

Les jeunes unis pour défendre leur avenir

TEXTE Donatienne Coppieters / PHOTOS Bart Dewaele / 15 octobre 2025 / temps de lecture 2 minutes

Le gouvernement Arizona prétend agir pour l’avenir des jeunes et les générations futures. Et pourtant, les mesures d’austérité inappropriées qu’il adopte fragilisent leur avenir. Les jeunes se sont fait entendre lors de la «Marche des carrières» du 14 octobre qui a réuni plus de 100.000 personnes à Bruxelles. Pour porter un message commun, ils ont constitué un bloc «Jeunesse unie» avec les Jeunes CSC, les Jong ACV, les Jeunes FGTB, la FEF, les ABVV Jongeren et les Freezbe (CGSLB) en début de la manifestation. Ce bloc a réuni quelques 2.000 jeunes.

Ensemble, ils disent: «En tant que jeunes, nous refusons le projet de société porté par le gouvernement Arizona qui méprise le monde du travail, la solidarité et prétend agir pour l’avenir des jeunes. Ce que nous demandons, ce sont des politiques et des moyens ambitieux pour la jeunesse. Pourquoi? Parce que le gouvernement Arizona détruit l’avenir des jeunes!»

Thibault Flips, 23 ans, militant Jeunes CSC–Jong ACV et étudiant en 3ème bachelier à l’ULB, sera particulièrement impacté par les nouvelles mesures. Après deux ans d’études de biologie, il s’est réorienté vers la psychologie pour contribuer davantage à la société. Il terminera ses études après 25 ans, sans droit aux allocations d’insertion et, pour subvenir à ses besoins en cherchant un boulot, il devra probablement se tourner vers un CPAS déjà saturé. Malgré sa motivation, il est aujourd’hui considéré comme un étudiant non finançable. Une dérogation lui permet de continuer, mais l’incertitude plane: «Si l’ULB préfère financer quelqu’un d’autre l’année prochaine, j’aurai étudié 160 des 180 crédits de mon bachelier pour rien. Et pendant ce temps, le gouvernement réduit le droit au chômage pour les jeunes à un an, entre 21 et 25 ans. Les contrats sont précaires, les heures de jobs étudiants explosent (650 heures), les études toujours plus élitistes en Fédération Wallonie-Bruxelles comme en Flandre. Et quand on manifeste notre désaccord et notre inquiétude, on se prend des autopompes et des matraques. C’est plus qu’inquiétant, l’avenir est totalement incertain.

Chacun et chacune n’a pas les mêmes chances de réussite dans l’enseignement supérieur. Beaucoup d’étudiants doivent jober pendant l’année, leur blocus, leurs examens pour payer leur loyer, leur nourriture, leur matériel de cours… Et ratent des sessions entières à cause de ça.

Les conditions des auditoires et des salles de classe en FWB sont aussi déplorables. Dans un des principaux grands auditoires de l’ULB, le plafond perce quand il pleut. Et dans le couloir, il y a une grande trappe avec un papier qui pend signalant «Ne pas ouvrir, amiante». Au Conservatoire royal de Bruxelles, un piano est tombé d’un étage, dans une salle de classe (heureusement inoccupée). Parallèlement, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a déjà durci les critères de réussite et a décidé d’augmenter le minerval. Le gouvernement flamand parle lui de supprimer les bourses de 20.000 étudiants. Et le fédéral offre des cadeaux de plusieurs milliards aux grandes entreprises.

Il faut dire STOP! Il y a des alternatives. On veut un autre projet de société. Il est plus que temps d’investir dans la paix, le climat, la jeunesse, les gens et dans des emplois de qualité.»

Thibault Flips: «Il est plus que temps d’investir dans la paix, le climat, la jeunesse, les gens et dans des emplois de qualité.»


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