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TAPE À L’ŒIL /

S’attaquer à l’enseignement, c’est s’attaquer à la démocratie

TEXTE & PHOTO Donatienne Coppieters / 19 novembre 2025 / temps de lecture 1 minute

Action «Corrections en rue» à Liège, récolte de matériel scolaire pour les élèves défavorisés qui seront impactés par les réformes budgétaires en cours à Tournai, jeu de massacre à Nivelles, chaines humaines, rassemblements, piquets de grève, veillées et cortèges funèbres, action «école allumée» à Charleroi, pour montrer que le travail des enseignants ne se limite pas au travail face aux élèves, enseignants en deuil pour accueillir les parents à la réunion de parents, tractages, assemblées… Partout en Wallonie et à Bruxelles, les profs et personnels de l’enseignement ont débordé d’imagination pour dénoncer symboliquement les mesures financières et leurs impacts sur les conditions d’enseignement et sur les élèves.

À Bruxelles, place Surlet de Chokier, devant le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des enseignants en front commun ont déposé une gerbe de fleurs aux pieds de la statue de la Brabançonne. Ce geste rend hommage aux collègues «disparus»: ceux qui ne retrouveront pas leur poste en septembre suite à la décision d’augmenter de deux heures l’horaire des profs du secondaire supérieur.

«On veut nous faire croire que tout cela est pour notre bien. Nous nous devons de dire non! clame Fabrice Pinna, permanent de la CSC Enseignement Bruxelles. Nous sommes là pour dénoncer des choix idéologiques, politiques en lieu et place de choix économiques. Parce que non, les choix posés par la Sinistre Glatigny ne sont pas des choix qui vont permettre de faire des économies.

Comme le dit le rapport des experts commandé par elle-même, la fin du tronc commun coutera 44 millions à la Communauté française. Les attaques sur nos statuts feront déraper la trajectoire budgétaire et l’arrivée des CDI engendrera des surcoûts incontrôlables. En augmentant la charge de nos collègues du secondaire supérieur, non seulement Glatigny sacrifiera pas moins de 1.500 collègues, mais elle espère nous monter les uns contre les autres.

Aujourd’hui, nous devons lui prouver que non, nous ne jouerons pas dans son jeu malsain. Nous serons unis et plus forts que jamais et résisterons à ses attaques infâmes. Les amis, résistons! Résistons jusqu’au bout. L’École c’est nous! L’École c’est vous!»

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