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Win-win
TEXTE Ann Vermorgen, présidente / PHOTO SHUTTERSTOCK / 14 JANVIER 2026 / TEMPS DE LECTURE 2 MINUTES
Entre les préoccupations concernant le Venezuela et l’Iran, le froid et les protestations des agriculteurs, une émission télévisée pour les consommateurs a attiré mon attention récemment. Dans le rôle principal: trois femmes à la recherche d’un logement à louer: une personne seule avec un revenu de remplacement, une dame portant un nom de famille étranger, et une femme qui, après un divorce, avait besoin d’un nouveau départ pour elle-même et ses enfants.
La journaliste s’était mise dans la peau des candidates locataires. C’était éloquent! Un nom de famille à consonnance étrangère? Le logement est déjà loué. Une femme seule avec des enfants? Vous devez pouvoir présenter une fiche de paie avec un minimum de 3.400 euros net. Cette femme a subi plusieurs traitements contre le cancer. Elle travaille aujourd’hui deux demi journées par semaine et cherche un logement à maximum 750 euros par mois pour pouvoir vivre près de son petit enfant. Souhaitons que son histoire ait touché des personnes - en particulier des responsables politiques - et pas seulement la ministre compétente interpellée dans le reportage. La dame en question est sur la liste d’attente pour un obtenir un logement social depuis 15 ans.
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«En 2026, nous devons continuer à appuyer là où ça fait mal, montrer ce qui peut être amélioré.»
ANN VERMORGEN
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Je pense également aux personnes qui ont aujourd’hui encore la «chance» de pouvoir occuper un logement social, mais pour qui, en Flandre, risquent aujourd’hui d’en être expulsées si elles n’ont pas d’emploi.
Les nombreux problèmes de logement ne sont pas nouveaux dans notre pays alors qu’il est capital d’avoir un toit au-dessus de la tête: pour la santé, pour pouvoir accéder à un emploi ou pour pouvoir aller à l’école.
La solution? Une politique réfléchie et soutenue, mise en œuvre de manière adéquate sur le terrain. Une politique qui n’encourage ni la pénurie ni l’exclusion, mais qui inclut les personnes, dans toute leur dignité. Ce n’est qu’alors que l’on pourra parler d’une situation win-win.
Ceci est valable dans un très grand nombre de domaines: les droits des travailleurs, des pensionnés, des malades, des chômeurs. En 2026, nous devons continuer à appuyer là où ça fait mal, montrer ce qui peut être amélioré et dialoguer, pour ainsi améliorer la situation.
Je vous souhaite beaucoup d’énergie et de solidarité pour cette nouvelle année.