EMPLOI SOUS LES PROJECTEURS /
«Je suis plus nerveux lorsque je dois grimper sur une échelle à la maison»
Texte : Michiel Leen // Photo : Stefaan Van Hul // hiver 2024 // TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTES
Notre smartphone se connecte à l’internet : cela n’est possible que si le réseau fonctionne correctement. Chez Proximus, Tim Bosmans, entre autres, veille à ce que les mâts nécessaires et autres installations cruciales restent opérationnels.
Il n’est pas facile de trouver un moment pour rencontrer Tim Bosmans au rez-de-chaussée et discuter de son travail de technicien en transmission optique. Cet habitant de Hammen, âgé de 49 ans, passe une grande partie de son temps de travail à des dizaines de mètres de hauteur, dans des tours de transmission et d’autres endroits où l’équipement de transmission de Proximus doit être entretenu et/ou mis à niveau. Et avec le déploiement du réseau 5G, l’équipe de cinq personnes dont Tim fait partie a déjà été très occupée cette année.
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«Ce matin, nous avons installé une antenne parabolique», explique Tim en donnant un exemple concret du travail qu’il effectue avec son équipe. Pour ce faire, deux collègues ont tiré l’antenne en question et Tim s’est chargé de l’installation au sommet du mât. «La plupart des équipements pèsent faci--lement plusieurs dizaines de kilos. La vitesse de l’internet a énormément augmenté, mais pas sans que l’équipement nécessaire soit deux fois plus lourd.»
Tim ne cesse de répéter qu’il ne peut rien faire sans les autres membres de l’équipe. Le Flamand oriental, ingénieur électricien de formation, qui compte aujourd’hui 25 ans de service chez Proximus, admet toutefois qu’il jouit d’une «vue phénoménale» en solitaire. «Le plus haut mât de la région Anvers-Limbourg, où je travaille, mesure quatre-vingt-dix mètres de haut. La vue depuis cette hauteur est en effet fantastique. Mais dans les Ardennes, il y a un mât de 160 mètres de haut ; j’aimerais bien y grimper aussi».
«La vitesse de l’internet s’est considérablement accrue, mais pas sans que l’équipement nécessaire soit deux fois plus lourd.»
Tim Bosmans
Vertige
Le métier de «grimpeur» n’est pas à la portée de tout le monde. Pour plusieurs raisons. Il faut non seulement avoir les connaissances techniques nécessaires, bien sûr, mais aussi aimer travailler en hauteur. Et ce dernier point en rebute plus d’un. On nous dit très souvent : «Oh là là, j’ai le vertige»», s’amuse Tim, qui ne se souvient pas d’avoir été lui-même pris de peur en se balançant à des dizaines de mètres de hauteur. «Je sais ce que je fais, je sais que mon équipe est bien assortie et je suis toujours ancré en trois points sur chaque chantier. De plus, les pylônes que je dois escalader sont tous contrôlés en matière de sécurité. Honnêtement, je suis plus nerveux lorsque je dois ramper sur une échelle à la maison pour nettoyer la gouttière.
L’aspect sécurité est de toute façon une priorité absolue. Dans ce contexte, Tim préconise l’achat de vêtements de travail appropriés et de radiomètres capables de mesurer les formes de rayonnement les plus récentes. «Mieux vaut prévenir que guérir : tant que les risques éventuels liés aux rayonnements ne sont pas totalement clairs, il est préférable de contrôler chaque exposition avec précision.»