/ «La sécurité est toujours prioritaire»
Texte : Johan De Ryck // Photo : Stefaan Van Hul // hiver 2024 // temps de lecture : 2 minutes
On n’y pense pas tout de suite, mais chaque rame déployée par la SNCB est inspectée quotidiennement. Niels De Brabanter est l’un des visiteur de trains chargés de ce contrôle.
MON JOB /
Niels De Brabanter (28 ans) a toujours été passionné par les voitures. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait choisi d’étudier la carrosserie à l’Institut provincial de Zottegem. Après ses études, Niels a immédiatement commencé à travailler au dépôt et à l’atelier de la société de transport bruxelloise STIB à Anderlecht, où il a travaillé sur des autobus pendant environ cinq ans. Jusqu’à ce que le trajet quotidien entre sa ville natale de Smeerebbe-Vloerzegem, une commune idyllique de Geraardsbergen, et la capitale devienne pesant. Niels a alors décidé de travailler plus près de chez lui, dans un garage indépendant.
Entre-temps, - presque - tout ce qui roule et est en mouvement intéresse Niels : les voitures, les bus et maintenant les trains. «Depuis début 2023, je travaille comme contrôleur technique de trains à la SNCB. Je suis responsable du contrôle des trains de voyageurs.» Ce n’est pas un travail facile, comme en témoignent les obstacles que Niels, déjà expérimenté, a dû surmonter pour obtenir le poste : un entretien d’embauche, des tests psychotechniques et un examen médical. « Ensuite, une formation spécialisée de 18 mois m’attendait, avec les examens intermédiaires nécessaires ».
Freins
Chaque rame de la SNCB est donc inspectée quotidiennement. Cette inspection commence par un contrôle visuel, avec une attention particulière pour les portes et les sièges, «parce qu’ils sont les plus sollicités», explique Niels. En outre, ses collègues et lui vérifient à chaque fois le carnet de bord, dans lequel le conducteur et l’accompagnateur de train qui ont été à bord du train concerné peuvent noter d’éventuels défauts. Le système de freinage est également testé chaque jour. «Ce dernier contrôle est littéralement vital», explique-t-il. Lorsque Niels constate un problème mineur, il commence toujours par essayer de le résoudre lui-même, sinon il peut demander l’aide d’un technicien. « Pour les problèmes plus importants, la rame est transportée vers un atelier central ».
Tous les quinze jours, les voitures du train subissent une révision plus approfondie. On vérifie notamment les fuites d’huile et le bon fonctionnement des suspensions. «La sécurité est toujours prioritaire», souligne Niels. « C’est pourquoi un train qui a été impliqué dans un accident fera de toute façon l’objet d’une révision complète dans un atelier central ».
Intendant
Niels dépend administrativement de l’atelier de Melle, mais on le retrouve une semaine sur deux dans une autre gare de la - vaste - région. «Une rotation détermine s’il s’agit de la gare d’Alost, de Zottegem, de Geraardsbergen ou de Saint-Nicolas, par exemple ».
Niels adore son travail et est également fier de ce qu’il accomplit. «Chaque fois que je vois passer une rame, je regarde son numéro. Pour savoir s’il s’agit d’une rame qui est récemment passée entre mes mains. Comme aucun train ne peut partir sans avoir été contrôlé au préalable, je considère ce train comme le mien ».