À L’ENVERS /
10 questions à Sandrine Mairesse
soprano
Interview : A-C M-L // Photo : François Dvorak // hiver 2025 // temps de lecture : 2 minutes
Que vouliez-vous devenir étant enfant ?
Je suis passée assez tôt d’astronaute, policier, fleuriste, etc. à musicienne, car j’ai commencé à chanter à l’opéra dans les chœurs d’enfants dès mes neuf ans, et j’ai très vite su que j’avais besoin de ça dans ma vie.
Quel est le meilleur conseil que vous ayez jamais reçu de vos parents ?
De persévérer même quand on ne parvient pas immédiatement à ses objectifs. Je ne serais pas là où je suis aujourd’hui si j’avais laissé les échecs me décourager de suivre la voie que j’avais choisie.
De quelle réalisation êtes-vous la plus fière ?
D’avoir réussi à faire de la musique mon métier. Comme je n’ai pas hésité à dire très tôt que je voulais devenir chanteuse, j’ai dû faire face à beaucoup de gens à l’attitude moqueuse ou condescendante. Pouvoir être sur le devant de la scène est ma façon de prendre ma revanche sur le fait de ne pas avoir été prise au sérieux.
Qu’auriez-vous pu/dû mieux faire dans votre vie ?
Vouloir faire trop de choses à la fois m’a de temps en temps porté préjudice. Mieux vaut faire quelques choses bien que bâcler un grand nombre d’activités.
Quel est votre plus grand défaut ?
J’ai du mal à lâcher prise quand je m’engage dans une voie sans issue.
Quelle est votre plus grande qualité ?
J’aime essayer de nouvelles choses, continuer à apprendre et me remettre en question. Ce n’est pas parce que quelque chose me fait peur que je renoncerai à le faire, plutôt le contraire même !
Qui ou qu’est-ce qui vous inspire ?
Les personnes que je rencontre au cours de mes activités artistiques dans des endroits moins directement liés à la musique (centres de soins, écoles, ...) qui mettent toute leur énergie à s’occuper des personnes dont ils et elles sont responsables. Les personnes qui savent générer de l’enthousiasme chez les autres sont elles aussi une source d’inspiration.
Quelle est la leçon la plus importante que la vie vous ait apprise ?
Qu’il ne faut pas se décourager devant l’ampleur d’un obstacle qui semble insurmontable. Toute tâche extrêmement ardue peut être morcelée en plusieurs travaux relativement difficiles, qui eux-mêmes peuvent être divisés en plusieurs étapes abordables. Ça vaut autant pour les morceaux compliqués à apprendre que pour nettoyer une cuisine très sale.
Quel est le moment le plus heureux de votre vie ?
C’était au moment où les première notes de l’ouverture des Nozze di Figaro ont retenti, lors d’une représentation qui allait être annulée et qu’avec un effort collectif phénoménal de mes ami.e.s et collègues, nous sommes parvenu.e.s à maintenir, en transportant tout le décor, costumes et matériel technique vers une nouvelle salle. La satisfaction de pouvoir offrir au public cette musique fantastique a alors pris le pas sur l’épuisement physique – et il restait encore trois heures d’opéra à chanter !
Qu’avez-vous envie de faire et qui n’arrivera peut-être jamais ?
Pouvoir chanter certains rôles d’opéra spécifiques pour lesquels j’ai des idées d’interprétation que je n’ai pas encore vues développées auparavant et qui permettraient d’éclairer une nouvelle facette du personnage.
Projets en cours de Sandrine Mairesse
Le récital À tire d’ailes, avec la harpiste Primor Sluchin, va reprendre du service en 2026 à Bruxelles et à Liège. En outre, plusieurs projets avec des ensembles vocaux et de l’oratorio sont prévus d’ici là. Toutes les informations et dates sont à retrouver sur le site www.sandrinemairesse.com