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/C. Bouzin, bénévole au musée du tram

Texte : A-C M-L // Photo : courtoisie de Christophe Bouzin, Shutterstock // hiver 2025 // temps de lecture : 3,5 minutes

Christophe Bouzin : Receveur, administrateur et formateur bénévole au Musée du Transport Urbain Bruxellois

MON JOB (APRÈS MON JOB) /

Qui êtes-vous, Christophe Bouzin ?

J’ai cinquante-neuf ans, marié, un fils de 22 ans. Cela fait trente-quatre ans que je travaille chez Proximus. En tant qu’ingénieur civil spécialisé dans les télécommunications, j’ai commencé à la RTT où je me suis occupé de l’aspect technique des modems sur les lignes téléphoniques (1200 bits par seconde à l’époque !). Ensuite, j’ai travaillé dans le laboratoire où j’étais responsable de tester ou faire tester tous les appareils connectés aux lignes fixes (téléphones, fax, répondeur téléphonique, etc.). Au fil des évolutions de l’entreprise, je suis devenu Product Manager pour les mêmes types de produits ainsi que les modems ADSL, les décodeurs TV, Belgacom TV, etc. Actuellement, je suis Product Manager pour les appareils mobiles.

Et quand votre journée de travail se termine chez Proximus…

Alors, je suis receveur, administrateur et formateur bénévole au Musée du Transport Urbain Bruxellois, plus connu sous le nom du « Musée du «Tram » ! Cette ASBL a été fondée en 1982 par des bénévoles passionnés et a pour objectif de préserver les vieux trams, principalement, mais aussi les vieux bus. Le musée sert aussi de gardien de l’histoire des transports urbains bruxellois et comporte des rayonnages complets d’archives et de photos, que nous sommes en train de numériser.

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Christophe BOUZIN

Receveur, administrateur et formateur bénévole au Musée
du Transport Urbain Bruxellois

Le tram, une passion de toujours ?

Je pense avoir toujours été attiré par les transports en commun, et particulièrement les transports sur rail. Enfant, j’habitais à cinquante mètres d’une ligne de chemins de fer, près d’un passage à niveau, et je regardais défiler les trains. En plus, ma gardienne était une ancienne garde-barrière.

Tout naturellement, je me suis fait membre de l’ASBL du Musée du tram au début des années 2000. Et en 2010, le Musée a fait un appel aux volontaires. Le bâtiment, partagé avec la STIB et abritant le musée, venait de subir de lourdes rénovations et tout le matériel ainsi que des centaines de mètres de rail s’étaient retrouvés sous la poussière des travaux. Les bénévoles de l’époque avaient grand besoin de renfort et je me suis porté volontaire pour les aider à nettoyer. On m’a alors proposé de m’impliquer dans la structure et je suis devenu receveur.

Receveur, administrateur et formateur

Le receveur était l’accompagnateur du tram, il accueillait les passagers, vendait les billets et faisait respecter le règlement à bord. J’ai d’ailleurs un bel uniforme et un képi de receveur des années 1930 ! Après trois, quatre ans dans ce rôle, je suis devenu formateur de receveur. J’ai été élu administrateur de l’ASBL en 2018. J’en suis à mon second mandat.

Outre ces différentes occupations au sein du musée, je participe également à des groupes de travail ad hoc.

Chaque bénévole donne le temps qu’il peut au sein de la structure. Chaque profile compte : certains sont conducteurs, d’autres techniciens (il faut entretenir les trams tous les trois cents et tous les mille cinq cents kilomètres), d’autres préfèrent s’investir dans l’administratif, la gestion ou l’accueil… En moyenne, un receveur « travaille » une après-midi toutes les trois semaines.
Par contre, les tâches administratives prennent beaucoup de temps. L’organe d’administration se réunit en fonction des décisions à prendre et l’assemblée générale se réunit une fois par an.

Quels sont les atouts du musée du tram ?

En plus de l’exposition permanente des trams (de transport de personnes et de service pour les dépannages et travaux) et des bus, le musée possède une fresque de vingt mètres de long retraçant l’histoire des transports urbains à Bruxelles. Le tram le plus ancien date de 1868 et le tram électrique le plus ancien date de 1910. Il roule encore régulièrement. Une quarantaine de trams et une vingtaine de bus sont toujours en état de rouler. Les autres sont exposés dans les halls du musée.

Le musée organise également des trajets dans Bruxelles avec des anciens trams. Cette activité rencontre un franc succès, surtout avec les trams les plus anciens !
Les remorques ouvertes (appelées baladeuses) sont également très appréciés. Tous les dimanches, un circuit est organisé dans Bruxelles avec un tramway historique.
Le parcours doit s’adapter aux travaux des voies entrepris par la STIB. Les enfants adorent monter dans ces anciens trams et tout le monde se prête au jeu quand le receveur en uniforme fait son travail à bord du véhicule.

Les trams peuvent également être privatisés pour des occasions particulières.

Le musée est ouvert tous les week-ends du 1er avril au dernier week-end de septembre puis une fois par mois (à l’exception du mois de décembre). Ce mois-là, nous organisons un marché de Noël. //

Cette interview vous a donné envie de visiter le musée, privatiser un tram vintage ou louer un espace pour un événement, devenir membre adhérent ? Plus d’infos sur https://trammuseum.brussels/

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