L’ÉDITO /
Il y a climat… et climat
TEXTE : Lorenzo MARREDDA // PHOTO : Unsplash // AUTOMNE 2026 // TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTES
Le climat aura marqué l’actualité de cet été.
Je pourrais vous parler des conséquences du dérèglement climatique. Je pourrais aussi désigner des responsables politiques, accuser le MR pour les décisions actuelles, le PS et Écolo pour celles du passé. Mais ce serait trop facile. Et surtout, ce serait injuste. La situation que nous connaissons aujourd’hui est le résultat de décennies de choix politiques. Les responsabilités sont partagées et vouloir les attribuer à un seul coupable relève davantage du populisme que d’une véritable analyse.
C’est d’un autre climat dont je voudrais vous parler aujourd’hui. Le climat politique : là aussi, la température monte.
Avec les 10 milliards d’euros que le gouvernement veut trouver pour équilibrer son budget, j’espère que vous avez bien profité de vos vacances. Car si nous avons peut-être vécu l’été le plus frais des années à venir, nous avons probablement aussi vécu les vacances les plus abordables des années à venir, puisque cette facture, nous allons la payer collectivement.
Et au regard des orientations prises par les gouvernements, nous ne la paierons certainement pas de manière proportionnelle aux revenus de chacun. TVA, vignette routière, augmentation du précompte immobilier, diminution des allocations, hausse du coût de certains services : les solutions envisagées reposent principalement sur des taxes fixes touchant davantage les ménages les plus modestes.
Le gouvernement continue de s’appuyer sur la théorie du ruissellement. Celle-ci repose sur une idée simple : favoriser les entreprises et les ménages les plus aisés permettrait, à terme, d’améliorer le quotidien de tous. Et pourtant, le véritable enjeu n’est pas de savoir s’il faut faire des efforts, mais de les répartir équitablement. Une économie ne fonctionne que lorsque l’argent circule dans l’économie réelle. Lorsqu’une part croissante des richesses est captée par les marchés financiers, c’est toute la société qui en subit les conséquences.
Comme nous avons attendu la pluie pour rendre cet été plus supportable, nous attendons toujours les effets du ruissellement économique. La différence, c’est que la pluie finit toujours par arriver. Pour le ruissellement économique, comme le dit le proverbe, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Bonne reprise à toutes et à tous, et au plaisir de vous retrouver lors des prochaines actions.
Lorenzo MARREDDA
Vice-président de la CSC-Transcom