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La CSC-Transcom fête ses 25 ans !

Texte et photo : A-C M-L // printemps 2026 // temps de lecture : 3,5 minutes

Un petit peu d’histoire

Le premier avril 2001, la CSC-Trans­com voyait le jour. Née de la fusion entre le SCCC (Syndicat Chrétien des Communications et de la Culture) et le CVD (Christe­lijke Vervoerarbeiders en Diamant­­bewerkers), la nouvelle Centrale prend sa place au sein de la structure de la CSC (Confé­dération des Syndicats Chrétiens).

La Centrale se veut renforcer la défense des travailleurs dans les secteurs de base des deux an­ciennes structures et en intègre petit à petit d’autres au fil du temps. Modeste en termes de nombre d’affiliés mais solide en terme de puissance de mobi­lisa­tion, la CSC-Transcom est au service de ses membres dans le secteur des chemins de fer, mari­time, aérien, routier et logis­tique, du diamant, d’institutions cultu­relles publiques, chez bpost, Proximus, TUI et certaines admi­nistrations publique telles que le SPF Mobilité, Skeyes (ancienne­ment Belgocontrol) et l’IBPT.

Vingt-cinq ans d’existence

Koen De Mey et Lorenzo Marredda, les actuels président et vice-président de la Centrale, nous rappellent des débuts difficiles de la CSC-Transcom.

« Cela n’a pas été de tout repos, comme c’est le cas dans la majorité des fusions d’entreprise.
Naturelle­ment, le personnel vivait une période d’incertitude et de change­ment alors que des secteurs d’activité très différents, privés et publics, se retrouvaient dans une même structure dans les trois langues nationales. Les réalités vécues par les uns et les autres différaient. Il a fallu s’ouvrir à tous ces secteurs et travailler de concert vers les mêmes objectifs. »

« Le travail mené à l’époque a finalement porté ses fruits après un temps d’adaptation somme toute bien normal. »

Entre-temps, la CSC-Transcom a vécu plusieurs congrès. Dans sa construction, les premiers étaient plutôt orientés statuts et structures. Mais au fur et à mesure que la Cen­­trale prenait son rythme de fonctionnement, nous avons pu travailler sur des thématiques de fonds afin de préparer les années à venir.

 

« Avant, il y avait plus de stabilité et de prédictibilité dans le monde du travail et de la société en général »

 

Elle a également réussi à traverser les périodes de confinement du début des années 2020 avec un certain succès. « La gestion de la Centrale a été compliquée à ce moment-là. C’était un vrai défi car il s’agissait de maintenir l’activité tout en protégeant le personnel et les affiliés. »

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Koen et Lorenzo, quelle est votre vision pour les vingt-cinq années à venir ?

Si les valeurs de solidarité, équité et service aux affiliés prônées par la CSC-Transcom traversent les temps, la société, elle, évolue à tout vitesse.

« Avant, il y avait plus de stabilité et de prédictibilité dans le monde du travail et la société en général. Actuellement, ce n’est plus le cas. Ces derniers se transforment de manière multidimensionnelle.
A côté des évolutions techno­logiques que nous connais­sons, telles que l’intelligence artificielle et l’automatisation, qui touchent de plein fouet le monde du travail, actuellement particu­lièrement du côté de la logistique, pour citer un de nos secteurs, il faut aussi tenir compte du changement de mentalité dans la société. »

« Le travail n’y occupe plus une place centrale. L’individualisme y est de plus en plus poussé, voire encouragé par une certaine classe de politiques, économistes et industriels. »

Alors, que faire avec toutes ces nouvelles données ?

« Il faut continuer à former et informer les gens. Nous devons tenter d’anticiper les changements et adapter le travail syndical. Il nous faut une vision claire, pouvoir regarder au-delà des évidences et ne surtout pas nier les évolutions sociétales quelles qu’elles puissent être. Il ne faut pas dire, cela ne va jamais arriver. »

« Le monde politique belge attaque le dialogue social et le système de solidarité sociale sur lequel repose la Belgique. Les avancées sociales sont petit à petit supprimées. Même les entreprises publiques sont en pleine transformation. En réalité, ces évolutions se remarquent également au niveau international où une certaine forme de politique ultra-libérale se répand dans toute une série de pays, compliquant d’autant plus le contexte économique et politique global. »

« Comment réagir ? Le syndicat représente les travailleurs et doit s’adapter aux nouvelles conditions sociétales et de travail, pour autant qu’elles s’inscrivent dans les valeurs de base que nous défendons. Les travailleurs ont toujours besoin d’être représentés pour être défendus. Le contexte budgétaire belge est utilisé pour mener des politiques idéologiques visant à affaiblir l’affiliation syndicale et l’ensemble des corps intermédiaires. Restons réalistes, les décisions futures qui devront être prises seront de l’ordre des moins mauvaises… en attendant des temps meilleurs. »

« Pour finir sur une note positive, n’oublions pas que la CSC-Transcom intègre des secteurs dynamiques et réactifs. Elle est en capacité de faire bouger les lignes. Nous n’hésiterons pas à utiliser cette force pour améliorer les conditions de travail et défendre les travailleurs. » //

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