/Niels Wittesaele, docker
Texte : Roel Jacobus // Traduction et adaptation : A-C M-L // Photo : Michel Vanneuville // printemps 2026 // temps de lecture : 2 minutes
Quand Niels Wittesaele travaillait comme matelot, il était fasciné par les porte-conteneurs gigantesques qui passaient par le port de Zeebruges. Depuis qu’il travaille comme docker au terminal CSP de Zeebruges, il admire ces géants des mers d’encore plus près. « Je trouve passionnant de faire partie d’une plaque tournante de l’économie mondiale ».
MON JOB /
Lorsqu’on grandit près de la mer, on se sent souvent proche de l’eau. Niels Wittesaele, originaire d’Oudenburg, ne fait pas figure d’exception : il a choisi d’étudier à l’Institut maritime Mercator à Oostende. « Mon diplôme de pêche en poche, j’ai commencé à travailler à seize ans comme matelot pour le célèbre armateur Eddie Cattoor. J’ai navigué pendant trois ans, puis j’ai été embauché dans l’entreprise de pose de chapes de mon père. Cela me plaisait beaucoup mais j’ai développé des problèmes aux genoux dix ans plus tard ».
« J’aurais pu recommencer à naviguer… mais entre-temps, je m’étais marié et j’avais une petite fille de deux ans. Des membres de ma famille et des amis qui travaillaient déjà dans le port de Zeebruges me voyaient bien commencer une carrière de docker », explique Niels. « Je me suis donc inscrit au cours de base « tous travaux » du centre de formation des dockers de Zeebruges ».
Des possibilités d’évolution professionnelle
Le cursus de trois semaines consistait en des cours théoriques et pratiques et couvrait un certain nombre de tâches à effectuer au sein des différents terminaux. « Dès le départ, j’ai été attiré par la manutention de conteneurs au terminal CSP de Zeebruges. De plus, ce travail me permettait d’être directement intégré au tableau permanent de service ».
« A Zeebruges, l’expérience et les formations supplémentaires permettent d’évoluer »
Niels Wittesaele
En tant que docker novice, Niels commence par exécuter des tâches de base comme le remplissage et le déballage des conteneurs à voitures ainsi que l’arrimage sécurisé des cargaisons. « A Anvers, on est directement formé pour remplir une fonction bien précise mais à Zeebruges, l’expérience et les formations supplémentaires permettent d’évoluer et d’accéder à des fonctions supérieures telles que grutier ou chauffeur ».
La vie d’en haut
Niels ne regrette pas son choix d’être devenu docker. « Il s’agit évidemment d’un travail dur qui demande une condition physique irréprochable. Il ne faut pas non plus avoir le vertige sous peine de ne pas pouvoir grimper dans la cabine de sécurité de la grue perchée à plus de cinquante mètres de hauteur au-dessus des conteneurs. De là, je profite d’une vue magnifique qui me permet même de voir Nieuport par temps clair ».
« Je profite d’une vue magnifique qui me permet de voir Nieuport par temps clair »
Niels Wittesaele
« Il faut également être flexible car le planning horaire n’est parfois distribué qu’un jour à l’avance. Par contre, les avantages sont intéressants ; on est souvent libre quand les autres sont encore occupés à bosser. De cette manière, cela permet à mon épouse, qui travaille pour la ville d’Ostende, et moi-même de se relayer pour nous occuper de notre fille ». //