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EN BREF /

Nouvelles

été 2025 // temps de lecture : 3 minutes

/ Il l’a dit

« (…) On ne peut pas ignorer le fait que les salaires sont systématique­ment plus élevés, les pensions unanimement plus accessibles, les inégalités de patrimoine et de revenus incontestable­ment moins fortes et même, oui l’économie généralement plus pros­père, quand les organisations représen­tatives des travailleurs sont puissantes que quand elles le sont moins. (…) Il n’y a donc vraiment qu’en politique, et un peu en journalisme, qu’on peut affirmer sans avoir l’air de gravement se tromper que les syndicats ne servent à rien ».

Nicolas De Decker, journaliste au Vif, édition du 10 avril 2025 //

/ Proximus déménage

Ça y est ! Proximus a finalisé le choix de son futur siège social.

Après l’annulation des plans initiaux de vente des Tours en 2022, de leur réaménagement et de la réinstallation de l’entreprise au sein desdites Tours modernisées, Proximus a dû se pencher vers d’autres alternatives.

C’est chose faite depuis avril en partenariat avec Nextensa, un investisseur et promoteur immobilier. Ce dernier a racheté les Tours et louera à Proximus le prochain espace de son siège social sur le site de Tours et Taxis à Bruxelles.

Le déménagement est prévu pour le second trimestre 2027. //

/ 100.000

à 320 000 personnes pourraient perdre leurs allocations de chômage
selon l’ONEM dès janvier 2026.

Source : https://www.lacsc.be/page-dactualites/2025/04/28/  //

Extrait du communiqué de presse du Tribunal du Travail du Brabant Wallon du 14 mai 2025

/ La justice mise à rude épreuve

(…) L’indépendance de la magistrature, garante d’un État de droit équitable, est aujourd’hui la cible d’attaques insidieuses qui menacent non seulement notre sérénité, mais aussi l’attractivité de notre profession et, in fine, la priorité absolue de notre mission : le justiciable.

Ces dernières années ont été marquées par des tentatives de déstabilisation, qu’elles se manifestent par des critiques publiques acerbes à l’égard de décisions judiciaires, par une remise en question constante de nos moyens et de nos prérogatives, ou par des pressions plus subtiles mais tout aussi pernicieuses.

Ces agissements politiques, loin d’être de simples escarmouches verbales, érodent la confiance que nos concitoyens placent en notre impartialité et compromettent notre capacité à rendre une justice sereine.

(…) Des réformes successives, souvent perçues comme des remises en cause de nos droits acquis, alimentent un sentiment d’insécurité et contribuent à ternir l’image de notre engagement. Or, au coeur de toutes ces préoccupations, il y a le justiciable.

C’est pour lui, pour la protection de ses droits et libertés, que nous exerçons nos fonctions.

Une magistrature affaiblie, soumise aux pressions et peinant à attirer et retenir les meilleurs talents, est une justice qui peine à remplir sa mission première : garantir un accès égalitaire et efficace à un jugement équitable.

Nous ne pouvons nous résoudre à cette situation.

Il est de notre devoir, en tant que piliers de l’État de droit, de défendre avec force notre indépendance, non pas pour notre propre intérêt, mais pour celui de la justice et de ceux qu’elle sert.

Il est temps que le monde politique prenne la mesure des enjeux.

(…) Il est également impératif de réaffirmer avec force que l’intérêt supérieur du justiciable est notre boussole.

C’est notre responsabilité collective, et c’est le message que nous portons avec fierté et conviction.

Nos préoccupations ne doivent donc pas être ignorées.

Au contraire, il est essentiel que les autorités politiques engagent un dialogue constructif et respectueux pour garantir des conditions justes et équitables pour la magistrature et pour assurer un meilleur fonctionnement de la justice dans l’intérêt du justiciable.

(…) Les magistrats du Tribunal envisagent de mener des actions qui n’impactent pas le justiciable, et ce en concertation avec les différents acteurs du monde judiciaire dès lors que les questions que pose ce mouvement dépassent la défense du statut social des magistrats. //

/ Liberté de la presse en Belgique

Selon le classement mondial 2025 de Reporters Sans Frontières, la Belgique a chuté de la 16e place (sur 180) à la 18e place. Les menaces en ligne sont fréquentes et ciblent surtout les femmes.

Si le secteur des médias est protégé par un cadre législatif efficace, les tentatives de censure préalable sont des incidents préoccupants.

La Norvège prend la première place de ce classement, suivie par l’Estonie et les Pays-Bas, tandis que la Corée du Nord et l’Erythrée en occupent les deux dernières places.

Source : https://rsf.org/fr/pays/belgique //