close

Comment pouvons-nous vous aider ?

Retour au numéro actuel

L’ÉDITO /

Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours

Malgré les avertissements répétés des syndicats, des ONG et des mouvements citoyens, les politiques menées ces dernières années ont conduit, en Belgique comme ailleurs en Europe et dans le monde, à une montée des programmes de droite et d’extrême-droite.

Le seul aspect « positif » de cette orientation est qu’elle nous offre une démonstration par l’absurde que ces politiques sont synonymes d’austérité, d’appauvrissement, de discriminations, de repli sur soi, d’isolationnisme, de violence et de guerre.

Alors, que faire face à cette situation ?

Faut-il simplement attendre les prochaines élections ?

Non

Les élections ne sont pas des moments d’expression mais des instants de choix qui déterminent les orientations politiques pour les années à venir.

L’expression citoyenne doit se faire entre ces échéances, pour donner du sens et de la cohérence à ce geste démocratique qui dépasse le simple fait de glisser un bulletin dans une urne.

Aujourd’hui, il est essentiel de s’exprimer — dans la rue, lors de débats, dans les assemblées — pour rappeler :

… que la sécurité sociale n’est pas un cadeau des politiques ou des employeurs. C’est un droit fondamental que les travailleurs ont gagné, une protection qui garantit à chacun un revenu, des soins, une éducation ;

… que l’impôt n’est pas un racket légalisé dont les contribuables seraient les premières victimes mais un investissement collectif qui permet de maintenir des services publics, des infrastructures, la sécurité, etc. ;

… que les politiques ne sont pas tous des pourris corrompus. Beaucoup sont des personnes engagées qui œuvrent dans l’ombre, au sein de nos communes et régions, pour le bien-être de la population ;

… que les chômeurs ne sont pas tous des fainéants ;

… que les malades ne sont pas tous des fraudeurs ;

… que l’immigration n’est pas synonyme d’insécurité.

OUI

Il est temps de s’exprimer pour ne pas laisser le champ libre aux idéologies de droite et aux discours d’extrême droite comme ceux qu’on entend aujourd’hui jusque dans les parlements, par des responsables des partis composant ce gouvernement « Arizona ». 

Nous devons garantir l’application et la pérennité de l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Il ne peut être remis en cause sous couvert « d’économie nécessaire ».

La droite capitaliste et l’extrême-droite se servent trop souvent de la peur et l’excuse d’un contexte budgétaire difficile pour mettre en place des politiques sécuritaires, restrictives, clivantes, favorisant les plus nantis au détriment de la majorité de la population.

C’est pourquoi nous étions dans les rues de Bruxelles le 25 juin, et le serons à nouveau au début de la prochaine année sociale.

Bonne lecture.

lorenzo.jpg

Lorenzo MARREDDA
Vice-président de la CSC-Transcom