close

Une question ou une remarque? Faites-le nous savoir!

Syndicaliste // Confédération des syndicats chrétiens (CSC) // Secrétariat de rédaction // Donatienne Coppieters // syndicaliste@acv-csc.be // Besoin de plus d'informations? Visitez www.cscmilitants.be

Terug naar huidig nummer

TAPE À L’ŒIL /

Guy, un rebelle au cœur d’or

TEXTE Patrick Van Looveren / PHOTO Guy Puttemans / 11 décembre 2024 / temps de lecture: 1 minute

Un garçon brandissant un drapeau sourit malicieusement au photographe. À côté de lui, un homme joue un air sur son accordéon Crucianelli. Ces accordéons ne se trouvent plus que sur le marché de l’occasion. L’usine italienne qui les fabriquait a brûlé. L’homme est-il le père du garçon? Nous l’ignorons. Qui est le garçon? Aucune idée. Entretemps, il est devenu adolescent, car la photo a été prise il y a 10 ans, le 6 novembre 2014. Le garçon et le joueur d’accordéon se tiennent sur les escaliers de la Bourse de Bruxelles, le long du boulevard Anspach, maintenant réaménagé. Devant eux, un long cortège de syndicalistes, vêtus de vert, rouge et bleu, défile. C’était l’une des plus grandes manifestations syndicales de l’histoire. 120.000 personnes sont descendues dans la rue contre les mesures d’austérité drastiques du gouvernement Michel I et pour une politique alternative qui ne ferait pas reposer tous les efforts budgétaires sur ceux qui travaillent, cherchent un emploi, sont malades ou à la retraite, tout en épargnant les entreprises et les investisseurs. Plus que jamais d’actualité, non?

Pourquoi cette photo aujourd’hui? La personne qui nous intéresse particulièrement, c’est le photographe, Guy Puttemans. Il n’est plus parmi nous. L’homme au chapeau a couvert photographiquement une multitude de manifestations et d’actions pour la CSC. Et, tout comme le garçon et le joueur d’accordéon, il les observait en marge.
Guy était aussi un maître dans l’art du portrait. Bavard, il savait détendre celles et ceux qui se retrouvaient devant son objectif pour les faire paraître naturels sur la photo.

Guy est devenu photographe après un détour. Il avait d’abord suivi une formation pour devenir coiffeur. «Il n’avait pas les doigts assez fins pour cela», a témoigné son ami d’enfance lors de la cérémonie funéraire. Mais pour papoter - une qualité aussi importante pour un coiffeur - il était le meilleur, toujours sincèrement intéressé par les gens et leurs histoires.
Un rebelle au cœur d’or. Un homme qui tissait des liens, comme cette société en a tellement besoin. Tu nous manqueras, Guy. Chapeau bas!

Un immense merci pour les innombrables photos que tu as réalisées comme freelance pour la CSC pendant au moins 25 ans.

Related articles