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NOIR SUR BLANC /

Ce qui a changé depuis le 1er janvier 2026

TEXTE David Morelli / PHOTO Shutterstock / 14 JANVIER 2023 / TEMPS DE LECTURE 4 MINUTES

Chaque année, le passage à l’an neuf est synonyme de modifications légales, réglementaires ou tarifaires. Aperçu des principales mesures et réformes.

La réforme du chômage se concrétise

Le droit aux allocations de chômage des personnes au chômage depuis plus de 20 ans ainsi que les allocations d’insertion des personnes qui les touchent depuis au moins 12 mois ont pris fin le 1er janvier 2026. Pour les demandeurs d’emploi qui ont entamé une formation menant à un métier en pénurie avant le 31 décembre 2025, la date de fin du droit sera, sous certaines conditions, reportée jusqu’à la fin de cette formation. Ensuite, cette dérogation ne sera plus accordée qu’aux personnes suivant une formation dans les fonctions de soins critiques d’infirmier ou d’aide-soignant.

Les personnes de 55 ans ou plus qui comptabilisent 30 ans de carrière en 2025 pourront bénéficier d’allocations au-delà des deux ans. Les périodes assimilées seront comprises dans le calcul.

Le stage d’insertion professionnelle est limité à 156 jours.

Qui perd ses allocations à partir de quand?
1er janvier 2026: au moins 20 ans de chômage - Allocation d’insertion avant le 1er janvier 2025.
1er mars 2026: au moins 8 ans de chômage.
1er avril 2026: plus de 2 ans de chômage.
1er juillet 2026: personnes en deuxième période d’indemnisation.
Entre le 1er juillet 2026 et le 30 juin 2027: personnes en première période d’indemnisation au 1er juillet 2025 avec moins de 5 ans de passé professionnel.

Des changements dans le crédit-temps fin de carrière

Crédit-temps fin de carrière
Pour bénéficier d’un crédit-temps fin de carrière, d’une diminution de carrière d’1/5ème ou d’une réduction à mi-temps, le travailleur devait respecter des conditions d’âge (60 ans), d’ancienneté (24 mois) et de carrière (25 ans). À partir du 1er janvier 2026, la réforme introduit une modification majeure: la condition de carrière sera augmentée progressivement pour atteindre 35 ans pour les hommes et 30 ans pour les femmes en 2030. Certaines périodes assimilées resteront prises en compte pour atteindre le nombre d’années requis, notamment les périodes de maladie, de crédit-temps ou de chômage.

Autre modification majeure: l’âge d’accès au crédit-temps fin de carrière est uniformisé. Alors que plusieurs régimes coexistaient jusqu’à présent, à partir du 1er janvier, les travailleurs de 50 à 55 ans ne pourront plus accéder à un crédit-temps sans allocations et l’âge standard pour bénéficier du crédit-temps fin de carrière (avec allocations) sera fixé à 60 ans.

Une dérogation reste possible pour les travailleurs à partir de 55 ans, à condition qu’ils justifient 35 ans de carrière ou exercent un métier lourd ou travaillent dans une entreprise en difficultés ou en restructuration ou dans une entreprise de travail adapté, entre autres situations prévues.

Des CCT sectorielles devront être conclues pour que ces dérogations puissent prendre effet.

Diminution de carrière d’1/5ème temps 
Jusqu’à présent, pour bénéficier d’un crédit-temps (avec motif ou fin de carrière) d’1/5ème temps, les travailleurs devaient être occupés habituellement dans un régime de travail à temps plein organisé sur 5 jours ou plus. À partir du 1er janvier 2026, les travailleurs qui sont occupés dans d’autres régimes (occupés le week-end ou occupés à temps plein dans un horaire comprimé, par exemple 38h prestées sur 4 jours) pourront bénéficier de ce type de crédit-temps. Une CCT sectorielle ou d’entreprise ou un accord écrit réglant les modalités d’organisation de cette réduction devra être rédigé.

Retour au travail

Le projet de loi «Retour au travail» est entré en vigueur ce 1er janvier 2026 (voir Travailleurs malades).

Certificat médical

Le nombre de jours d’absence pour maladie, sans certificat médical, sera limité à deux jours non consécutifs par an, au lieu de trois précédemment. Les entreprises de moins de cinquante travailleurs pourront continuer à déroger à cette règle via leur règlement de travail.

Suppression du bonus pension 2024

Le bonus pension créé en juillet 2024 disparaît. Il sera remplacé par le nouveau système de bonus/malus qui devrait voir le jour courant 2026.

Mobilité: renforcement de la zone de basse émission à Bruxelles

Après la décision de la Cour constitutionnelle, les voitures diesel répondant à la norme Euro 5 et les voitures essence immatriculées entre 1996 et 2001 et classées Euro 2 ne sont plus admises dans la zone de basse émission (Lez) de Bruxelles.

Titres-services

Plusieurs entreprises de titres-services augmenteront les frais administratifs pour les clients à partir du 1er janvier 2026.

Taxes sur les plus-values

Une taxe de 10% s’appliquera aux plus-values réalisées sur les actions, obligations, cryptomonnaies, assurances de placement et d’épargne branche 21 et 23, etc. Une exonération de 10.000 euros par personne, indexée annuellement, est prévue. Les assurances groupe, l’épargne à long terme et l’épargne pension sont exclues.

Relèvement du plafond fiscal pour les flexi-jobbers

Le plafond fiscal permettant de gagner un revenu complémentaire exonéré d’impôts en tant que flexi-jobber est relevé de 12.000 à 18.000 euros.

Diminution de la déductibilité fiscale des dons

La déductibilité fiscale des dons sera réduite à partir de l’exercice d’imposition 2026, donc pour les revenus 2025, passant de 45% à 30%. Avec cette déductibilité réduite, un don minimum de 40 euros donnera un avantage fiscal de 12 euros au lieu de 18 euros.

Seules les voitures de société électriques fiscalement déductibles

Les voitures de société à carburant fossile commandées après le 1er janvier 2026 ne seront plus fiscalement déductibles. Cette règle s’applique également aux voitures hybrides rechargeables.

Indexation limitée

Toute personne gagnant plus de 4.000 euros brut par mois ou recevant une pension ou allocation supérieure à 2.000 euros ne bénéficiera pas d’une indexation complète en 2026 et en 2028. Si l’inflation augmente de 2%, cela signifie que vous recevrez un montant fixe de 80 euros brut en plus de votre salaire (2% de 4.000 euros), ou de 40 euros en plus de votre allocation. Et ce, même si votre salaire ou allocation dépasse largement le plafond.

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